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Voyage en Périgord de l'Université Permanente de Nantes (sept. 2010), Fénelon, Malebranche et Bossuet

Dans notre présentation de Fénelon, nous avons parlé du quiétisme et de Malebranche. Un de nos lecteurs nous a écrit ce qui suit :

 

" La querelle est très simple : pour Malebranche, Dieu a créé le meilleur monde possible, car Il est parfait, et la perfection ne peut engendrer que la perfection. Pour Fénelon, en revanche, Dieu " est radicalement libre ", il n'est pas obligé de créer le meilleur des mondes possibles. Voltaire se foutra plus tard de leur gueule à tout les deux : " Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles "... (et c'est Candide, c'est-à-dire un gentil idiot, qui croit cela). Mais la véritable rivalité, à la fois théologique et politique, elle est surtout entre Fénelon (archevêque de Cambrai) et Bossuet (archevêque de Meaux). Bossuet détestait Fénelon de tout son coeur - et je ne suis pas certain que ce fût réciproque. Bossuet, dont la spiritualité est proche du jansénisme (bien qu'il fut jésuite !) lui reprochait son trop grand "mysticisme" (cf. le quiétisme, ou la querelle du Pur amour). Le Pur amour de Fénelon, c'est quoi ? C'est l'idée que Dieu est tellement bon envers sa créature, qu'il pardonne TOUT... Bossuet, plus "rigoriste" que Fénelon, y voyait une dérive grave de la religion. Bossuet a réussi a faire disgracier Fénelon, et obtient sa condamnation à Rome. Il le fait chasser de la cour, et il obtient à son encontre l'interdiction de fréquenter la famille royale, en particulier le petit prince Louis de Bourgogne, qu'il aimait tant (*), et dont il fut le précepteur. Quelques années plus tard, c'est Bossuet qui est disgracié par Louis XIV, pour lui avoir reproché sa vie peu chrétienne dans un célèbre sermon prononcé à la chapelle du Louvre, pendant le Carême."

 

(*) nous vous avons lu ce qu'il fit signer à son élève.

 

 

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